INSEPARABLE A TETE GRISE

REFLEXION POUR UNE MEILLEURE ADAPTATION A LA CAPTIVITE

Une bonne adaptation d'une espèce animale en captivité impliquera la réussite de sa reproduction.

Influence du milieu

A Madagascar

 

A Madagascar, les saisons ne sont pas aussi bien marquées qu'en Europe. Dans le Sud de l'Ile, domaine d'Agapornis canus ablectaneus, deux saisons principales sont entrecoupées de deux brèves entre saisons.

 

Selon des relevés effectués par notre école à Ihosy (latitude sud 21 °) en 2009, la saison sèche s'étend de mi-mai à mi-octobre, soit environ 5 mois. Pratiquement aucune pluie n'est constatée durant les mois de juin, juillet et août. L'aspect de la région est alors semi désertique. La saison dite humide dure de mi-novembre à mi-mars. Elle est caractérisée par une pluviosité irrégulière, parfois abondante, violente et est surtout due à la présence des cyclones ou autres tempêtes tropicales. Cette période correspond à une profusion de nourriture (graminées et culture du riz principalement) et sera choisie par Cana pour se reproduire. Il est à noter que la température a moins d'importances que sous les latitudes européennes, les écarts entre minima (9°C) et maxima(35°C) étant moindres (700 m, altitude d'Ihosy  = climat tropical tempéré par l'altitude).

 

En résumé, la reproduction de canus à Madagascar est dictée par l'abondance de nourriture, elle-même liée à la saison des pluies.

En Occident

 

En Europe les inséparables auront constamment de la nourriture à profusion, sans être obligés de faire l'effort de sa quête. Mais il conservera en principe son "habitude" de vouloir se reproduire pendant l'hiver, synonyme de froid et de manque de lumière solaire.

 

On peut donc se poser la question, valable également pour de nombreuses autres espèces peu communes en captivité : peut-on changer les habitudes des canus ? Est-il possible de les mener à se reproduire pendant les beaux jours en Europe ? Je ne sais pas si des éleveurs auront réussi à inverser cette tendance. Le cas échéant je serais intéressé à en être informé et à publier ces expériences dans le blog. Ce serait alors un grand pas pour la domestication de cette espèce.

Influence des caractères acquis

 

La génétique, celle des chromosomes, détermine la grande majorité des phénotypes d'une espèce (apparence, taille, couleur, également certaines maladies parfois létales…). Mais une autre "hérédité", mal déterminée mais de mieux en mieux connue, existe. Elle dictera par exemple l'adaptation progressive d'une espèce à un nouveau milieu souvent hostile. Les "acquis" seront inscrits dans les cellules de l'espèce (dans le cytoplasme hors du noyau et donc pas sur les chromosomes). Ces caractères sont aussi transmissibles. Mais cette hérédité est bien loin des considérations de Mendel car elle n'est pas quantifiable ni qualifiable selon les formules traditionnelles de l'hérédité (dominant, récessif, lié au sexe…)

 

Tout ornitophile sait que les espèces actuellement en captivité ont été prélevées dans la nature. Génération après génération, certaines sont maintenant classées "espèces domestiquées". Ces oiseaux ont évolué, tant en ce qui est relatif aux mutations classiques, couleur, dessins, taille, posture…,(déterminées par les gènes) qu'en ce qui concerne leurs facultés d'adaptation à un milieu totalement différent.

 

Ainsi parlait Monsieur de La Palice : pour qu'Agapornis canus s'adapte bien à la captivité, il faudra en obtenir la reproduction sur plusieurs générations. La sélection aidant, les jeunes se révéleront de mieux en mieux adaptés à leurs nouveaux milieux. Pour parvenir à ce résultat, plusieurs amateurs sérieux et motivés pourraient s'investir. Je serais ainsi tout disposé à me joindre à eux pour créer une souche stable d'Agapornis c. ablectaneus.

 

Mis à jour le 9 janvier 2012



23/10/2011
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